Vaste marais aux charmes sauvages et mystérieux, la Brière est un pays à part, mi-terrestre, mi-aquatique, véritable petite mer intérieur, mais dont les marées auraient adopté le rythme des saisons. Aujourd'hui délaissée au profit d'une nature triomphante, elle accueillait jadis une communauté fluvio-lacustre qui sut tirer de ce terroir sa maigre subsistance.
Coupeurs de roseau, récolteurs de tourbe, éleveurs, pêcheurs et chasseurs n'avaient alors de cesse de sillonner curées et gravières à bord de leurs chalands ou de leurs blins.

La Brière forme au nord de Saint-Nazaire un immense marais, d'une superficie totale de vingt mille hectares d'ou émergent quelques îles appartenant pour la plupart aux communes de Saint-Joachim et Saint-Malo-De-Guersac. A l'ouest de ces îles, la Petite-Brière et ses terres privées, puis la Grande-Brière, ou Brière mottière, s'étalent sur sept mille hectares et sont alimentées par la rivière Brivet.
Cette dernière prend sa source à une trentaine de kilomètres au nord-est, et alimente
le marais du Haut-Brivet,en aval de pont-Chateau, ainsi que celui de Donge ou de la boulaie, en bordure orientale des îles Brièronnes.
